La ruée vers la Côte d’Ivoire des marques internationales

Abidjan c’est la capitale économique de la Côte d’Ivoire. C’est près de 5 millions d’habitants ou plutôt de consommateurs. Et c’est depuis quelques années la nouvelle destination des organisations internationales, banques et institutions financières étrangères, grandes marques internationales dans quasiment tous les domaines. On peut parler d’euphorie.

L’offensive des uns et des autres dans la grande distribution, la restauration rapide, les cosmétiques ou les divertissements au cours de l’année 2015 donne le tournis. Rapidement, j’ai entendu les annonces d’ouverture prochaine de centres commerciaux, de supermarchés ou hypermarchés, de KFC et Burger King, de deux FNAC ou le lancement de multiples espaces beauté accueillant les marques Maybelline, Inglot, MAC, Chanel, et Clinique. Sans compter la multitude prêt-à-porter qui ouvrent dans de nombreux coins de rue.

Tout ça pour 5 millions de consommateurs (principalement) qui gagnent en moyenne autour de $1 700. Certes, les ivoiriennes et ivoiriens consomment beaucoup. Il y a cette classe moyenne locale et cette minorité (visible) d’expatriés qui ont le pouvoir d’achat et la capacité de dépenser plus de $200 en une journée sur une gamme de produits divers. Mais combien sont-ils ? Et à quelle fréquence font-ils de tels achats ? En d’autres termes, il reste à savoir si la demande est en phse avec l’offre.

La pauvreté n’est pas un souvenir lointain en Côte d’Ivoire malgré les avancées notables à travers le pays. Elle touche plus de d’un tiers de la population. Ces avancées ont un coût qui est répercuté dans le panier de la ménagère. La cherté de la vie touche toutes les couches de la population. Malgré la culture de fréquentation et d’achat dans les supermarchés, ces achats sont occasionnels pour la majorité.

Il est ainsi opportun de se demander comment tous ces produits, plutôt high-end, seront absorbés par cette minorité aisée. A la longue, ces sociétés seront-elles rentables ? N’oublions pas aussi qu’il existe déjà des produits similaires sur le marché qui font leur bout de chemin.

J’ai eu à côtoyer une société prête à quitter la Côte d’Ivoire car elle peinait à se positionner dans une activité pourtant porteuse dans le pays. Mais il s’avère qu’elle était arrivée trop tôt dans le pays, à un moment où l’activité n’était pas encore mature je dirais. Est-ce une prédilection pour beaucoup de ces nouveaux venus sur le marché ivoirien ? Ou la performance économique des prochaines années accroîtra la demande donnant raison à ces précurseurs ?

Wait and see.

This entry was posted in Africa, African Consumer Market, Afrique francophone, Consommateurs, Consumer Behaviour, Distribution, Produits de grande consommation (FMCG), Sub Saharan Africa, UEMOA. Bookmark the permalink. Trackbacks are closed, but you can post a comment.

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*
*